Avec beaucoup d’appréhension en ce milieu de mois j’ai décidé de lire Zouck de Pierre Bottero.
Pierre Bottero est mon auteur préféré pour lequel j’ai une profonde affection (obsession x)).

Pour en reparler rapidement, c’est un auteur principalement de saga fantastique, un auteur à univers.

Il a écrit notamment la saga Ewilan et Ellana.

Il est mort dans un accident en 2009 et a laissé derrière lui une porte ouverte dans l’imagination.

C’était un génie du fantastique et de l’écriture (pour mon avis), et l’on sent en lisant ses livres que ce n’était finalement qu’un début. Il a écrit beaucoup de livre, à un rythme très rapide, et pourtant avec une qualité incroyable d’écriture. Comme si il avait juste ouvert une porte en lui et laisser échapper tout un univers.

Et pourtant , malgré mon amour pour son écriture, je n’ai pas lu tous ces livres, loin de là même. La raison est principalement parce que je n’ai pas envie de finir de découvrir son travail, je n’arrive pas pour le moment à tourner la page sur ce qu’il fait. Une seconde raison, c’est que dans ce que je n’ai pas lu, il a beaucoup de nouvelle « réaliste », et j’avais peur de ne pas retrouver l’auteur que j’aime.

Qu’elle crétine je fais. C’est vraiment que je n’avais rien compris…

Je me trouve vraiment stupide d’avoir pu le penser, pourquoi ? Parce je suis la première à clamer que ces livres ne sont pas juste des histoire, mais aussi des psychologies de vie, des études des personnages, de l’humain.

Donc EVIDEMENT que ses autres livres seraient pareil. Ce n’est pas un style qui donne au livre, c’est lui, c’est sa manière d’écrire . Et encore je trouve que le mot manière est complètement étranger à son cas. Il a pas un « style » ou une « manière », c’est lui c’est tout.

Quand on lit on a pas l’impression qu’il a « réfléchit » à ce que sont ses personnages, on a juste l’impression que Bottero y est dans l’histoire et ouvre juste sa main et peint un tableau de ce qu’il se passe, de ce que ressente les personnages.

Bon :p on en revient à Zouck ? Zouck c’est l’un des livres (hors saga) dont j’avais le plus entendu parler de lui, et notamment j’avais compris que cela parler d’anorexie. C’est une chose dont je ne suis pas familière je vous avoue, j’ai du surpoids, et l’anorexie c’est une chose que je ne comprends pas, étant dans un cas opposé, du coup j’avais peur de pas aimer et d’être mal à l’aise.

Au début de ma lecture j’ai évidemment retrouvé Bottero, cette fenêtre ouverte (Mais pourquoi en ai-je douter… ?) dans le personnage de Zouck, une jeune adolescente passionnée de danse. Elle vit sa vie tranquillement entre ses cours, la danse et sa famille.

On laisse couler le livre au rythme de sa vie, et on voit peu à peu les premières traces, les premiers déclencheurs du drame qui va découlé. On est pourtant bien au chaud, une amie fidèle et rieuse, des parents tolérants ni trop laxiste ni trop sévère, qui ont l’air très intelligent et sans stéréotype (ce mot on peut l’oublier dans du Bottero) d’une famille aveugle.

C’est la première fois aussi que j’ai vu à travers ces parents, MES parents.

Pas forcément les mêmes, mais avec la même intelligence, qui pour moi est naturel mais que pourtant je ne retrouve nulle part ailleurs. Des parents conscients. Je ne saurais pas mieux le décrire pour l’instant :/.

Donc pourtant dans toute cette adolescence plutôt confortable et entouré, Zouck va connaitre petit problème par petit problème. Et alors qu’on se demande au début si on s’est pas trompé de livre, si ça parle réellement d’anorexie, on commence à comprendre.

Et moi je me suis laissée prendre au piège, complètement, sans le voir arriver, on en arrive au désespoir, à la peur, et on voit la jeune fille se débattre, sans pour autant arriver à s’en sortir.

J’ai pleuré sans m’en apercevoir, alors que quelques minutes plus tôt je me disais que c’était « pas dans ce livre que j’allais être émue » quand le piège se referme on se retrouve avec.

L’écriture de Bottero, ces mots, courts, lâchés au bon moment qui met des émotions vifs devant toi, au point que tu crois que ce sont tes pensées sur l’instant. Cela fait tout.

C’était donc une incroyable lecture pour moi, qui m’a appris beaucoup de chose, dont certaines trop intime pour être dites ici, mais qui m’a fait réfléchir. Le livre est très court, je l’ai lu en 2h, puis j’ai badé toute la soirée du contre coup de l’histoire x).

Je le recommande fortement à ceux qui ont déjà lu du Bottero, un peu moins à ceux qui le connaisse pas, car je pense qu’il faut plutôt faire une saga fantastique avec lui avant de se plonger dans ces genres de pépites qu’il reste autour !